Endométriose & massage

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai décider d’écrire un article sur cette maladie et expliquer en quoi le massage peut être un outil qui pourra aider d’autres femmes, couples, et familles en souffrance.

Vous avez surement remarqué depuis quelques temps des photos avec le Hashtag #1in10 affluent sur la toile web.

En effet cette maladie mal connue et diagnostiquée tardivement touche une femme sur 10, elle engendre des problèmes d’infertilité chez 30 à 40 % des ses femmes.

Mais avant d’en parler un peu plus voici mon parcourt sur le sujet.

Mon histoire

Depuis le début, mes menstruations étaient très douloureuses, le flux très important, je devais restée au lit le premier jour car j’était trop faible. Les femmes de ma famille ayant souffert avant moi, la douleur était considérée comme normale.

Tous les Dr m’ayant suivi jusqu’à mes 26 ans pensaient que c’était normal de souffrir pendant les menstruations, je ne m’en suit donc pas préoccupée plus que cela, je prenais les médicaments prescrits et me taisais.

Je me suis enfin décidée à changer de Gynécologue à 26 ans, elle me posa à ma demande un stérilet cuivre sans hormone car je ne supportais plus la pilule…

Grâce à cela, j’ai eu un répit de 2 ans, plus aucunes douleurs, quelle joie. Je me sentais enfin pleinement femme… Mais hélas, une fois ces 2 années écoulées, je commençais à avoir des douleurs pelviennes qui irradiaient en sciatique, au début quelques jours par mois puis presque tous les jours.
Rien ne les soulageait, chaud/froid, anti-inflammatoire, anti-douleur, rien.

Après des recherches par imagerie, le diagnostic tomba, endométriose ovariene avec un ovaire en topographie rétro utérine, atteinte avec nodule fibreux au niveau du torus avec un noyau fibreux centimétrique, aspect légèrement arqué du fond utérin. A la suite duquel je fus opérée en urgence car les douleurs devenaient de plus en plus fortes et insupportables.

Le Dr MULLER Joël (Gynécologue Obstétricien) pratiqua l’opération et m’expliqua après chirurgie que j’étais en stade 4, et que c’était très grave. Il m’a dit de reprendre mes habitudes de vie, de ne pas me focaliser dessus, et qu’il n’existe aucun traitement à ce jour malgré les avancées de la médecine…

De nature optimiste et combative, j’ai décidée de me prendre en charge, j’ai fait un travail psychologique puis pris des séances de kiné et d’ostéopathie pour les douleurs de sciatique qui ne passaient toujours pas.

Grâce à mon Ostéopathe, Arnaud BIZZARD, j’ai découvert que les adhérences (celles dues à l’endométriose et celles dues à l’opération) provoquaient ses fameuses douleurs projetées. Les adhérences étaient attachées entre mes viscères et mes vertèbres lombaires, celles-ci qui provoquaient une diminution de la mobilité gastrique et une inflammation continuelle, en plus de la mauvaise circulation du sang et de lymphe.

Après plusieurs séances de manœuvres profondes sur mon ventre, pas forcement très agréable… aujourd’hui je n’ai quasiment plus de douleur.
J’ai pris pour habitude de me masser régulièrement le ventre dès que j’en ressens le besoin.

En parallèle de ceci j’ai vu une Diététicienne-Nutritionniste Docteur en science du mouvement humain qui a étudié une planification diététique sur la semaine en fonction des mes activités sportives.

Cela m’a permis de reprendre le sport de manière intense, je me suis mise au Crossfit, et de retrouver un corps plus sain.

 

Je considère cette étape de ma vie importante car elle m’a permit d’évoluer aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Pour conclure, Mesdames, sachez que les règles douloureuses ne sont pas une normalité et que l’endométriose, elle, n’est pas une fatalité !

 

Le ventre ou deuxième cerveau

« Avoir la peur au ventre », « avoir une boule au ventre », « avoir le ventre noué », « se mettre la rate au court-bouillon », « se faire de la bile »…
Les expressions populaires montraient déjà un lien entre notre ventre et nos émotions… et à présent les scientifiques leur donnent raison.

Aujourd’hui, nous savons que 200 millions de neurones sont présents au niveau de l’intestin et que ce système nerveux entérique (= partie du système nerveux autonome qui contrôle le système digestif) communique de manière étroite avec le système nerveux central (= cerveau + moelle épinière).

Des études récentes ont suggéré qu’en plus de ses fonctions métaboliques et immunitaires, le microbiote intestinal (=flore bactérienne) prendrait également part à la communication entre l’intestin et le cerveau et influencerait le fonctionnement cérébral.

Les chercheurs se penchent sur les liens possibles entre un déséquilibre du microbiote intestinal et certains troubles psychiques comme le stress, la dépression mais aussi les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer…).

 

En sachant tout cela apportons une attention particulière sur cette partie de notre corps.

Pour aller plus loin : voir  » l’intestin, le second cerveau « , ce documentaire passe en revue les recherches les plus récentes menées sur l’intestin (à découvrir via le site d’Arte).

 

Découvrez en quoi la massothérapie est un allié précieux pour votre ventre

 

La cicatrisation

Que ce soit après une blessure, ou une opération, le processus de cicatrisation naturel du corps se met en place.
Il peut néanmoins laisser des adhérences pouvant causer de la douleur, un manque de souplesse ou de mobilité et parfois des problèmes de circulation sanguine et lymphatique.
Cela est dû au fait que le tissu conjonctif des cicatrices (=tissus cicatriciels) n’a pas la même élasticité que le tissu original.

En effet au moment de la cicatrisation, des bandes fibreuses vont former une sorte de toile d’araignée.
La formation de ces fibres peut prendre de très grandes proportions, et relier entre eux des tissus ou des organes qui ne devraient pas l’être, venant compacter ceux-ci les rendant alors moins mobiles.
Un phénomène qui devient dangereux quand il survient dans l’abdomen (par exemple après chirurgie viscérale, cœlioscopie, ou chirurgie gynécologique).
Résultat : elles peuvent venir étrangler un viscère, et provoquer une occlusion intestinale.

 

L’endométriose

Maladie chronique causée par le développement d’îlots de tissu semblable à celui de la muqueuse utérine (=endomètre).

Ce tissu endométrial, se développe hors de l’utérus sous formes d’adhérences et de kystes dans divers organes ainsi colonisés (ovaires, trompes, rectum, vessie, diaphragme, …).

Les localisations du tissu endométrial ont un développement rythmé par le cycle ovarien et menstruel. Chaque mois, au moment des règles, des micro-hémorragies surviennent au niveau de ces lésions. Le sang accumulé dans l’abdomen ne peut pas être éliminé, et subit une dégradation progressive qui libère des enzymes responsables d’une intense réaction inflammatoire.

 

L’inflammation est un processus naturel de guérison du corps. Au cours de la guérison, l’inflammation est suivie par les processus de reconstruction pour former de nouveaux tissus, par exemple des cicatrices, qui réparent la zone.

Dans l’inflammation chronique, telle que l’endométriose, ce processus de cicatrisation se poursuit, il continue à construire des cicatrices ou des adhérences, qui ne sont pas nécessaires à l’organisme. Ces adhérences vont venir limiter la mobilité normale des organes et des tissus touchés, et perturber leur fonction.

Comme l’endométriose reste dans le corps, ces symptômes peuvent s’aggraver au fil du temps.

 

Par le massage profond du ventre, ces adhérences peuvent être adoucies ou libérés.

Si l’endométriose est active, il est toujours possible que de nouvelles lésions se reforment, en raison du processus de guérison chronique qui est en cours dans le corps.

Cependant par l’apprentissage des techniques d’automassage les femmes atteintes peuvent gérer elles-mêmes leurs symptômes.

 

Comment se déroule le massage du ventre ?

Le massage du ventre, le geste facile qui fait du bien.

Il se commence avec des techniques d’effleurage, puis une pression douce et progressive est appliquée avec le bout des doigts à la recherche des résistances.

Une fois trouvées, le travail s’effectue avec des changements d’angles et de pressions pour étirer les tissus rigides jusqu’à ce que la sensation de résistance disparaisse dans tous les angles.
Pour augmenter son efficacité il se combine avec des exercices de respiration abdominale. Il s’agit de gonfler le ventre en inspirant et de le creuser en expirant, sous la pression des doigts.

Après 2 à 3 séances, vous devriez avoir retrouvé une souplesse globale. Par contre, dans le cas de vieilles blessures avec beaucoup d’adhérences cela pourrait être plus long.

 

Les Bienfaits :

– réduit les cicatrices et adhérences.

– stimule l’activité intestinale, évite la constipation.

– améliore la circulation du sang et de l’oxygène vers les organes.

– active le drainage lymphatique, et l’élimination des liquides.

– redonne de la souplesse et du tonus aux abdominaux.

– diminue les gazs et facilite la digestion.

– stimule le système immunitaire.

– apaise et calme.

 Important toujours attendre 2h après un repas pour le massage du ventre.

 

A faire vous-même

Certains mouvements permettent de soulager rapidement son ventre, que l’on soit au bureau, à la maison ou à l’extérieur.

Les mains en prière, on appuie avec ses poignets sur le plexus en faisant des mouvements de balance de haut en bas.

On peut également masser son ventre en effectuant des mouvements circulaires autour du nombril avec ses paumes de main, en tournant toujours dans le sens des aiguilles d’une montre

On démarre par des petits ronds, puis on agrandit progressivement les mouvements. Dans l’idéal, le massage se pratique sur le dos, les genoux pliés.

Le bon rythme ? Tous les jours de 5 à 15 minutes, au lever ou juste avant de se coucher.

 

Si vous ne désirez pas le faire seule ou simplement apprendre les bons gestes

Je propose des ateliers d’apprentissage d’1h sur Carros et environ :

  • en individuel (35€) à domicile
  • ou collectif (15€) pour 4 personnes.

Vous pouvez faire une demande par mail à marine.chambon06@gmail.com.

Ou me contacter par téléphone au 06.63.49.38.32.

 

 

Bibliographie :

 

– Dr Chevalier Catherine Gynécologue (Thèse sur l’endométriose) à Cagnes sur Mer

– Dr Muller Joël Gynécologue Obstétricien (spécialiste endométriose) à Nice

– Psychologue Clinicienne et docteur en psychologie Mme Sonia GERARD à Nice

– Centre CRBMS (centre régional de biologie et médecine du sport) à Nice

– Mélanie Emile Diététicienne nutritionniste, docteur en science du mouvement humain Nice et environ.

– Arnaud BIZZARD Ostéopathe D.O à Cagnes sur mer

– EndoFrance Association française de lutte contre l’endométriose www.endofrance.org

– Endomind Association pour aider, soutenir, valoriser la communication et toutes les initiatives permettant la connaissance et reconnaissance de l’endométriose www.endomind.org